Per Me Reges Regnant

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Abstract :

Le roi Salomon et son architecte phénicien Abhiram voulant expliquer aux ouvriers comment construire le Temple qui devait recevoir le savoir légué par le scribe Ahmès (Moïse) composa un diagramme qui résumait à lui seul la connaissance ultime.

Ce symbole, ce sceau, le pendule de Salomon, fut transmis à Pythagore qui l'assimilla à l'oracle de Delphes, le khrêsmós.

Yehoshua, ancien nazirite, voulu en restituer le vrai sens après la chute de la dynastie des Ptolémées qui avait succédée à l'empire d'Alexandre et de son précepteur Aristote.

Adopté par les premiers chrétiens sous le nom de "Chrisme", le pendule de Salomon sera présent sur l'étendard (labarum) de Constantin Ier accompagné de la sa célèbre devise : In hoc signo vinces (I.H.S).



Au centre des débats du premier concile œcuménique qui se tint à Nicée en 325, son appropriation va être notamment en grande partie responsable de la fin tragique des écoles néo-platoniciennes d'Athènes et d'Alexandrie et de la destruction de la Grande Bibliothèque.

Enjeu de pouvoir, sa transmission se fera alors, à titre principal et de façon plus ou moins intègre et élitiste, dans le cadre du compagnonnage, des ordres militaires et hospitaliers religieux et par la suite dans celui des organisations maçonniques.

La nature de cette connaissance ultime, loin de l'ésotérisme et du mysticisme, s'actualise aujourd'hui au centre de l'actualité des sciences en restant la porte d'accès à la réalité et au sens des choses.

Notre seul objectif est de restituer ce patrimoine commun de l'Humanité.













L'exclusion parabolique des nombres premiers

153 gros poissons

153 gros poissons
Srinivasa RAMANUJAN (1910)

17 juin 2009

Le pendule de Sir Henry Rider Hagard




L'histoire que j'ai décidé de vous raconter est sans doute la plus merveilleuse qu'il vous sera permis d'entendre. C'est également par de nombreux aspects la plus terrible... Cette histoire est tout sauf une histoire personnelle : elle concerne et appartient à chacun d'entre nous.
Ce récit est cependant le résultat d'une passion dévorante: passion d'abord poursuivie en amateur puis, plus sérieusement, en prenant appui sur des connaissances acquises dans les enceintes universitaires. Ce sont ces mêmes enceintes qui avec un peu de recul m'apparaissent finalement très feutrées et conservatrices...
Ce récit est le fruit d'une enquête de longue haleine menée depuis une vingtaine d'années, souvent de façon laborieuse, plus souvent encore loin des sentiers battus où l'audace est de mise mais où le risque de la quête "imaginaire" est présent à chaque nouveau pas.
Parfois, malgré l'audace que je n'ai jamais économisée, malgré le labeur que je n'ai jamais évité, les portes restaient désespérément closes. C'est le hasard, celui de la vie et des rencontres, qui m'a donné les clés qui manquaient. Comme s'il existait un secret trop "pesant" pour la vérité manifestée, secret faisant peu de cas des lois de la probabilité !

"Dieu ne joue pas aux dés" affirmait Albert Einstein. Peut-être que le grand physicien avait raison bien au delà de ce que la raison même peut admettre !

Il m'est difficile aujourd'hui de savoir à quel moment cette quête un peu folle m'est apparue comme une nécessité absolue. Je crois que c'est à l'adolescence, époque de la recherche du sens de l'existence.

Je me souviens cependant que j'ai très rapidement compris que ce que je pouvais apprendre et comprendre de la philosophie, des religions et même des sciences ne serait pas suffisant pour satisfaire mon questionnement. Fallait il alors se résigner ? Non, certainement pas...

En dernière analyse, je suis bien obligé de reconnaître un peu honteux que c'est plus mon attirance pour les films et les romans d'aventures qui m'a conduit à cette recherche et non pas un questionnement métaphysique !


1981 : Steven Spielberg renouvelle le genre du film d'aventures avec le premier Indiana Jones, "Les Aventuriers de l'arche perdue". Le trait est gros certes, mais le scénario de George Lucas et Philip Kaufmann est imparable : l'action se déroule en 1936; l'aventurier et archéologue Indiana Jones est mandaté par les services secrets britanniques pour retrouver le médaillon de , artefact égyptien qui serait un premier pas sur le chemin permettant de retrouver l'Arche d'alliance. Celle-ci se trouve alors particulièrement convoitée, notamment par les nazis. En effet, elle contiendrait le pouvoir de mener une armée à la victoire et conférerait à celui qui la détient le pouvoir de dominer le monde.




Le personnage d'Indiana Jones est directement inspiré du best-seller de Sir Henry Rider Hagard "Les Mines du Roi Salomon". En effet, en introduction de son célèbre roman, "Sir Henry" fait parler son héros : Allan Quatermain (comme Indiana Jones, c'est Harisson Ford qui tiendra le rôle au cinéma).

Celui-ci explique qu'il s'agit là d'une histoire vraie et non, comme on pourrait le penser, d'une œuvre de fiction. Allan Quatermain exprime alors son appréhension de ne pas être cru et doute de l'impact de son récit du fait de son style littéraire très imparfait. L'inquiétude d'Allan Quatermain est renforcé par le fait que son fils Harry a demandé l'avis sur le manuscrit d' "un certain Jones, rédacteur distingué, paraît-il, d'un journal destiné aux jeunes garçons". Or, ce personnage qui apparaît particulièrement avisé s'est montré très critique sur l'imagination débordante de l'auteur et sur son style. Voilà l'origine de notre célèbre aventurier-archéologue : Jones était un grincheux !




Cette peur de ne pas être cru est aujourd'hui la notre. Comme Allan Quatermain nous l'écarterons simplement d'un revers de main. "Sir Henry" alias Allan Quatermain termine ainsi la courte introduction de son récit :


"Selon le dictionnaire Koukouana, « une lance bien affilée n'a pas besoin d'être ornée », et, d'après le même principe, j'ose espérer qu'une histoire vraie, tout étrange qu'elle paraisse, n'exigera ni grands mots ni style pompeux".




Oui, après réflexion voilà l'origine de cette quête : un roman "destiné aux jeunes garçons" qui allait devenir mon livre de chevet ! Aujourd'hui encore, le roman se trouve toujours près de moi et je crois que je serais encore capable d'en réciter des passages entiers... "


"Les Mines du Roi Salomon" sont bien à l'origine de ma passion pour cette objet mythologique et biblique qu'est l'arche d'alliance. Très rapidement, la nécessite de lui donner une réalité m'a conduit à lui reconnaître une dimension historique. Il fallait ainsi extirper de la mythologie la vrai nature de l'arche d'alliance, retrouver son sens.


Ne vous trompez pas ! Ce n'est pas simplement une volonté d'imiter nos héros dans leurs quêtes aventureuses... Non, c'est tout de même un peu plus subtile que cela !

En effet, si le début de mon récit souligne mon intérêt pour l'œuvre et les écrits de "Sir Henry" ce n'est pas pour vous parler de mes questionnements d'adolescent ! Celui qui a lu attentivement "Sir Henry" sait qu'il avait pour habitude de parsemer ses romans de remarques énigmatiques. Il existe ainsi dans son œuvre certaines clés secrètes.

Ces clés secrètes sont là parce que "Sir Henry" l'a souhaité: c'est certainement la façon qu'à trouver celui-ci de laisser à la postérité cette connaissance "maçonnique" à laquelle il a sans doute été "initiée" sans pour autant trahir le secret que l'ordre imposait encore avec autorité en cette fin de 19ème siècle propice aux questionnements mystiques et ésotériques.


C'est donc l'une des clés secrètes laissées par "Sir Henry" qui m'a plongé inexorablement dans cette aventure incertaine et ambitieuse... Cette clé peut paraître bien anodine si on y prends garde. Elle relève du message crépusculaire, de la "langue des oisons" des constructeurs de cathédrales. C'est une simple remarque; un énigmatique détail dans le chapitre premier qui suit immédiatement l'introduction des "Mines du Roi Salomon".

"Sir Henry" alias Allan Quatermain nous parle ainsi d'un pendule qui retient toute son attention sans que l'on en comprenne vraiment la raison immédiate. Cette anecdote ne semble pas directement intéresser l'histoire, mais on comprends qu'elle marque la première rencontre entre Allan Quatermain et M. Good.

Je vous livre cette "clé" pour que vous puissiez en mesurer vous même le caractère anecdotique et décalé :
"Je ne me trompais pas : ce compagnon de sir Henry était lieutenant de vaisseau. Il avait un peu plus de trente ans et on l'y avait mis en retrait d'emploi. Il s'appelait Good. Sa bonne figure faisait plaisir à voir. Il était bien vêtu, minutieusement propre, tiré à quatre épingles ; un monocle, enchâssé dans l'œil droit, tenait là sans cordon. Ses dents me firent envie, à moi qui ne les ai pas bonnes ; c'était un superbe râtelier, dont je vous prie de prendre note dès maintenant.
Peu après notre départ, le temps se gâta ; un vilain brouillard, un vrai brouillard anglais, chassa tous les passagers de dessus le pont, et j'allai m'abriter près des machines. Un pendule se balançait devant moi à chaque mouvement du bateau.
« Ce pendule n'est pas bien établi ! » dit tout à coup une voix tout prés de moi.

Je me retournai et je vis mon officier de marine.
« Croyez-vous ? dis-je.
– Je ne crois pas, je suis sûr; vous pouvez être certain que, si le bateau avait roulé comme l'indique ce pendule, nous aurions fait une culbute que nous n'aurions pas recommencée ! Ces vaisseaux marchands !… Il y a toujours une incurie ! »"

Pourquoi "Sir Henry" nous demande t-il de prendre note du "superbe râtelier" du Lieutenant de vaisseau Good ? Pourquoi le monocle de "Sir Henry", tiré à quatre épingles, tient t-il sans cordon "enchâssé dans son oeil droit" ? Que peut donc voir notre lieutenant de vaisseau avec son oeil gauche ? Qu'est-ce que ce pendule qui semble signer la plus grande des "incurie" ? L'incompréhension de ce phénomène n'est-il pas à l'origine du retreit d'emploi de M. Good ?
Que fait donc ce "charabia" inutile dans ce roman d'aventures "pour jeune garçon" ?
Il est trop tôt pour vous dévoiler le sens de l'anecdote de "Sir Henry". Cependant, soyez sûr de la pertinence de cette anecdote : on est bien dans le cœur du sujet, dans le "saint des saints".


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