"Dieu ne joue pas aux dés" affirmait Albert Einstein. Peut-être que le grand physicien avait raison bien au delà de ce que la raison même peut admettre !
1981 : Steven Spielberg renouvelle le genre du film d'aventures avec le premier Indiana Jones, "Les Aventuriers de l'arche perdue". Le trait est gros certes, mais le scénario de George Lucas et Philip Kaufmann est imparable : l'action se déroule en 1936; l'aventurier et archéologue Indiana Jones est mandaté par les services secrets britanniques pour retrouver le médaillon de Râ, artefact égyptien qui serait un premier pas sur le chemin permettant de retrouver l'Arche d'alliance. Celle-ci se trouve alors particulièrement convoitée, notamment par les nazis. En effet, elle contiendrait le pouvoir de mener une armée à la victoire et conférerait à celui qui la détient le pouvoir de dominer le monde.
"Les Mines du Roi Salomon". En effet, en introduction de son célèbre roman, "Sir Henry" fait parler son héros : Allan Quatermain (comme Indiana Jones, c'est Harisson Ford qui tiendra le rôle au cinéma).Celui-ci explique qu'il s'agit là d'une histoire vraie et non, comme on pourrait le penser, d'une œuvre de fiction. Allan Quatermain exprime alors son appréhension de ne pas être cru et doute de l'impact de son récit du fait de son style littéraire très imparfait. L'inquiétude d'Allan Quatermain est renforcé par le fait que son fils Harry a demandé l'avis sur le manuscrit d' "un certain Jones, rédacteur distingué, paraît-il, d'un journal destiné aux jeunes garçons". Or, ce personnage qui apparaît particulièrement avisé s'est montré très critique sur l'imagination débordante de l'auteur et sur son style. Voilà l'origine de notre célèbre aventurier-archéologue : Jones était un grincheux !
Cette peur de ne pas être cru est aujourd'hui la notre. Comme Allan Quatermain nous l'écarterons simplement d'un revers de main. "Sir Henry" alias Allan Quatermain termine ainsi la courte introduction de son récit :
"Selon le dictionnaire Koukouana, « une lance bien affilée n'a pas besoin d'être ornée », et, d'après le même principe, j'ose espérer qu'une histoire vraie, tout étrange qu'elle paraisse, n'exigera ni grands mots ni style pompeux".
Oui, après réflexion voilà l'origine de cette quête : un roman "destiné aux jeunes garçons" qui allait devenir mon livre de chevet ! Aujourd'hui encore, le roman se trouve toujours près de moi et je crois que je serais encore capable d'en réciter des passages entiers... "
En effet, si le début de mon récit souligne mon intérêt pour l'œuvre et les écrits de "Sir Henry" ce n'est pas pour vous parler de mes questionnements d'adolescent ! Celui qui a lu attentivement "Sir Henry" sait qu'il avait pour habitude de parsemer ses romans de remarques énigmatiques. Il existe ainsi dans son œuvre certaines clés secrètes.
Ces clés secrètes sont là parce que "Sir Henry" l'a souhaité: c'est certainement la façon qu'à trouver celui-ci de laisser à la postérité cette connaissance "maçonnique" à laquelle il a sans doute été "initiée" sans pour autant trahir le secret que l'ordre imposait encore avec autorité en cette fin de 19ème siècle propice aux questionnements mystiques et ésotériques.
"Sir Henry" alias Allan Quatermain nous parle ainsi d'un pendule qui retient toute son attention sans que l'on en comprenne vraiment la raison immédiate. Cette anecdote ne semble pas directement intéresser l'histoire, mais on comprends qu'elle marque la première rencontre entre Allan Quatermain et M. Good.
"Je ne me trompais pas : ce compagnon de sir Henry était lieutenant de vaisseau. Il avait un peu plus de trente ans et on l'y avait mis en retrait d'emploi. Il s'appelait Good. Sa bonne figure faisait plaisir à voir. Il était bien vêtu, minutieusement propre, tiré à quatre épingles ; un monocle, enchâssé dans l'œil droit, tenait là sans cordon. Ses dents me firent envie, à moi qui ne les ai pas bonnes ; c'était un superbe râtelier, dont je vous prie de prendre note dès maintenant.
Peu après notre départ, le temps se gâta ; un vilain brouillard, un vrai brouillard anglais, chassa tous les passagers de dessus le pont, et j'allai m'abriter près des machines. Un pendule se balançait devant moi à chaque mouvement du bateau.
« Ce pendule n'est pas bien établi ! » dit tout à coup une voix tout prés de moi.
Je me retournai et je vis mon officier de marine.
« Croyez-vous ? dis-je.
– Je ne crois pas, je suis sûr; vous pouvez être certain que, si le bateau avait roulé comme l'indique ce pendule, nous aurions fait une culbute que nous n'aurions pas recommencée ! Ces vaisseaux marchands !… Il y a toujours une incurie ! »"

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